Mon travail ou un panier de crabes .


Image

 

Moi qui adorais venir bosser dans un lieu que je voyais convivial ces temps ont changé. Nous sommes plus de 120 à travailler donc cohabiter ensemble et j’ai perdu cette envie de venir le sourire aux lèvres.

Il faut dire que les choses ont bien changé, les responsables racontent votre vie perso, des collègues vous snobent car ils ont pris un grade (oubliant qu’ils ont été en bas de l’échelle) ou vous évitent des fois que votre maladie (psychique) soit contagieuse! Où est passé le temps où l’on faisait des barbecues improviser sur le parking, les bouffes entre collègues le samedi midi (avec apéro caché ) ! Disparu !!! Disparu également les chefs qui vous considéraient comme des égaux voir des amis, ils ont préféré fuir en demandant leur mutation ailleurs (je les comprends ) loin de cet univers oppressant et sans âme.

Aujourd’hui, un collègue qui me connait depuis longtemps m’a demandé pourquoi il n’entendait plus mes éclats de rire dans tout le bureau, et où était passé mes mots d’humour pour chacun ainsi que mes petites attentions.Il a vu à ma moue que j’avais perdu cet élan qui me faisait rester plus tard au boulot, qui faisait que chacun de mes collègues méritait que je m’intéresse à eux, désormais cette énergie que je mettais à être convivial et sympa c’est muée en silence et distance envers chacun. Certes, avec certains, je reste naturelle et enjouée, mais ceux-là se comptent sur les doigts d’une main. Des personnes qui sont entrées en même temps que vous dans la boite et qui ont pris des galons à une vitesse plus que surprenante (et je jure que là, je ne suis pas jalouse ) vous toisent comme si vous n’étiez même pas digne de fouler le même béton royal qu’eux ! Quant aux hautes sphères qui vous demandent de travailler plus dans un climat déjà pourrit, ils ne se rendent pas compte que les entendre glousser et nous observer du haut de leur nichoir privatiser n’aide pas non plus à réinstaurer un climat de franche envie de se dépasser.

La compétitivité en entreprise n’a pas que pour conséquences de fatiguer les employés, mais celle aussi de fatiguer leur moral.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s