Burn out, épuisement maternel, mon vécu.


Je voulais vraiment échanger avec vous sur ce sujet. Il m’a violemment touché l’année dernière, en mars 2013 exactement.

Pour vous donner une idée de ce qu’étais ma vie parfaite avant mon burn out, petit flash back !

J’étais à ce moment de ma vie très fière de la façon dont j’arrivais à gérer tout mon monde. Les 4 minimoys avaient un rythme  bien calé à celui de mon travail, mon ménage était fait à fond tous les samedis, les repas et goûters surprises toujours bien fait . Quick, pizza en livraison et autres kebab n’avait que très peu de place dans mes menus.

Je travaillais en horaires de brigade c’est à dire une journée le matin (6h/13h) le lendemain (13h/18h) et j’arrivais à caser mes rendez vous pédiatres, dentistes etc à moi et la tribu.Certes l’ambiance au taff est assez spéciale chez nous, voir glauque et les dépressifs sont légions.

Le jour ou tout à basculé je venais d’arriver au travail en avance afin de prendre un rapide en cas déjeuner, celui ci avalé je me suis sentie fatiguée d’un seul coup. J’avais l’impression que mes jambes venaient d’être coupées. En passant devant le bureau de la RH, celle ci m’interpelle et d’un coup trou noir,  mes jambes m’ont lâchée et heureusement pour moi un chef d’équipe passait au même moment !

Je me rappelle me retrouver dans le bureau de la grande patronne assise sur une chaise, mes membres tremblants sans dis continués  .Mon visage dans un sac en papier à tenter d’arrêter de pleurer . A ce moment là je dois dire qu’un sentiment de faiblesse et d’incompréhension m’a envahi comme jamais je ne l’aurais ressenti .

De là départ en ambulance (youhou comment ça pète au travail !) , arrivée aux urgences on l’on me dit gentiment « ce n’est rien qu’une crise d’angoisse ! » . Ok rentre chez toi avec ça et débrouille toi ! Pas de traitements, de psy pour venir t’expliquer d’où cela provient juste reposez vous cela ira mieux . Hélas cela n’a pas été mieux ! J’ai gambergé tout le week end pour tenter de comprendre où étais ma faille et résultat nerveuse comme jamais, et d’humeur massacrante, le pire des pensées violentes comme je n’en avais jamais eues. Apeurée par ces changements, je préviens donc supermec le lundi matin de ne pas m’attendre que je file aux urgences après avoir déposé la tribu .

Et là au soulagement ! Je rentre au comptoir des urgences et leur dit simplement aidée moi je deviens folle ! C’est tout ce que j’ai eu à dire et d’un coup gentille infirmière m’emmène à l’écart des urgences, dans une salle rien que pour moi, me souris et me dit cela arrive vous n’êtes pas seule un psychiatre arrive! D’un coup le mot psychiatre devient pour moi synonyme de messie !

Je vous passe les petits détails de la consultation, il me regarde enfin et me dis  » Madame vous faite un burn out, votre état ne va pas allez mieux de suite, mais je vais vous aider ».

Voilà mon état a bien viré à la dépression suite logique de mon burn out, mais je dois dire que le plus dur a été la remise en question de mon mode de vie. Se dire qu’à 35 ans il faut savoir ralentir et réorganiser tout ce que l’on avait mis en place, que l’on croyait bon pour soi et sa tribu, est en fait la cause de notre épuisement mental ! Cela ressemble a prendre un énorme coup de massue sur la tête .

Aujourd’hui, je suis sur la voie de la guérison, pas tout à fait prête à me remettre à fond (je crois que ceci m’inspire à y aller mollo) mais je viens d’arrêter les anti dépresseurs . Autant pour mon bien que celui de bébé qui n’a pas besoin de naître accroc à ces bébêtes . Ma seule crainte c’est de rechuter en cas de baby blues, car il faut bien avouer que 5 minimoys à la maison y a de quoi effrayer .

J’écris ce billet pas pour effrayer, mais pour que celles qui se sentent sur la pente glissante sachent que elles ne sont pas seules . D’ailleurs je constate que depuis mon burn out, j’en entends un peu plus parler ! Peut être aussi  parce que je pense que pour exorciser il faut en parler ce que je fais désormais sans me cacher ou avoir honte ! Je n’est pas été faible , j’ai juste voulu être trop forte ! Avant d’arriver au « craquage  » n’hésitez pas à en parler, voir une psychologue (oui même si burn out pas arrivé), prendre du temps pour vous seules sans avoir honte de lâcher vos responsabilités un après midi ! Je sais que ceux ne sont que des paroles mais si vous avez besoin d’en parler, venez j’ai peu essayer de vous aider .

Voilà je voulais partager ce moment dur de ma vie de femme, de mère etc pour que toutes celles et ceux qui commencent à perdre foi respire à fond et sachent que tout n’est pas perdu.

 

Si jamais vous voulez que l’on en parle n’hésitez pas ! Promis le prochain billet sera plus léger !


3 réflexions sur “Burn out, épuisement maternel, mon vécu.

  1. Bon courage dans le chemin de la guérison On ne se donne plus le droit de craquer, on doit être forte en toute circonstance et pouvoir tout conjuguer avec brio, mais nous ne sommes que des humains avec nos forces et nos faiblesses. Il faut arrêter de se mettre la pression et savoir dire stop et le mot d’ordre : déléguer. Ne pas culpabiliser. Le plus beau des cadeaux pour un enfant c’est de voir ces parents épanouis et heureux
    J’espère que ces quelques lignes aideront.
    xxx LiLi xxx

  2. Bonjour,
    J’ai aussi connu le burnout maternel. J’en ai créé un blog (www.epuisement-maternel.com) dans lequel je propose des témoignages, entre autres. M autorisez vous à faire un lien vers votre article sur cette page?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s