2 mois.


Deux mois. Deux mois que tu as quitté mon ventre. Deux mois que j’avance sans arrêter de penser à toi. Il ne se passe pas un jour sans que je pense à toi, sans que je parle de toi. Je te parle, souvent le soir en fumant cette fameuse dernière cigarette qui m’aide à dormir.

Je m’inquiète de ne plus pouvoir t’imaginer autrement que dans ton petit cercueil. J’ai pris rendez-vous avec une psychologue pour travailler là-dessus. Car même si l’infirmière psy me dit que cela est normal ( je suis dans la réalité de mon processus de deuil), j’aimerais pouvoir t’imaginer autrement. Je ne sais pas, avec des ailes d’anges, sereins et heureux. Pas tout seul dans une boite noire et sombre. Avec Supermec, nous venons te voir très souvent, nous nous asseyons auprès de toi, silencieux comme pour mieux t’entendre nous parler. Mais nous n’entendons que nos pensées qui vont vers toi.

Je vais mieux, du moins je crois. J’arrive à sourire et à rire, mais je me sens coupable parfois. Je me demande s’il est normal que l’on puisse aller mieux (enfin moins mal ) alors que je lis tellement de posts de mamanges qui sont dans des états terribles même après des années ! Sommes-nous normaux ? Ne sommes-nous pas entrain de faire fausse route ? Allons-nous payer le prix de cette avancée plus tard ?

Toutes ces questions se bousculent dans ma tête. Je voudrais tellement être sûre que tu es bien, en paix. Parfois, pour me rassurer, je te vois aux côtés de mon père (ton grand-père) et des mes grands-parents. Surtout auprès de Mamie, elle qui n’a connu que les deux grands, et mon papa que l’aîné, ils doivent être surpris de te découvrir, toi mon petit cinquième.

Je crois que même si je vais mieux, il y aura toujours ces dates, qui tous les mois me feront encore plus  penser à toi. Pour certains, ce sont les chiffres du loto, pour moi, c’est tout bête, c’est le 13, 17 et 23. Tous ces numéros pourtant anodins présentés comme cela, pour moi, ils me ramènent tous à toi ! Tu as le 13 en commun avec ton grand-père, lui es né un 13 juin et toi, on m’a annoncé que tu n’étais plus le 13 mai…

Voilà, je t’écris comme si tu pouvais recevoir ce message. Je t’aime, je te porte dans mon cœur, sur mon épaule jusqu’au jour où l’on se retrouvera.

Avec ton mon amour, ta maman .

 

Mamange, je suis entrain de le broder et je pense très très fort à toi mon ange.
Mamange, je suis entrain de le broder et je pense très très fort à toi mon ange.

4 réflexions sur “2 mois.

      1. non c’est ta façon a toi de surmonter ton chagrin ! c’est pas pour autant que tu l’oublies !!!! ne t’occupe pas des autres et aimes le comme tu l’entends et pas comme les autres te disent de le faire !! c’est pas parce que tu souris que à l’intérieur tu pleures pas!!

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