Quand la tristesse me submerge….


Vous devez vous dire que je suis encore et toujours en mode « rabâchage » . J’avoue, oui il y a des jours comme aujourd’hui où tout me semble gris et terne. Les dates y sont pour beaucoup, demain cela fera exactement deux mois que nous t’avons mis en terre. Deux mois qui sont passés à une vitesse incroyable, pour moi, j’étais encore enceinte hier…

Je ne sais pas, peut-être le manque de soleil, mais aujourd’hui, je ne vais pas bien. Je me motive à écrire pour ne pas imploser. Oui, j’ai l’impression que si je ne vide pas ce trop-plein, une boule de feu va sortir de mon ventre et tout faire exploser sur son passage.

J’aimerais tellement pouvoir passer outre tous ces sentiments contradictoires. Tellement pouvoir juste respirer sans avoir les poumons en feu. Tellement pouvoir te parler sans avoir envie de m’écrouler.

Tes frères m’aident incontestablement à tenir et continuer d’aimer la vie, mais, aujourd’hui, c’est dur. Demain sera peut-être un jour meilleur… Je vais t’avouer quelque chose, j’ai peur de guérir, peur de ne plus avoir mal lorsque je pense à toi. Peur, car à ce moment-là, j’ai peur de ne plus penser à toi comme je le dois.

Oui, aujourd’hui, est une journée sans … Sans envie, mais une journée où je dois me battre pour continuer d’avancer. Une journée où je dois me raccrocher à l’amour que j’ai pour toi, tes frères et ton père.

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5 réflexions sur “Quand la tristesse me submerge….

  1. Je ne connais pas cette douleur, mais je pense que tu ne dois pas avoir peur de guérir. Tu penseras toujours à Milan comme tu le dois, comme une Maman. Sa Maman.

    Tu as fait un chemin incroyable, tu as le droit d’avoir des jours plus dur que les autres…. tu n’est pas sur-humaine. Tu as le droit de rabâcher comme tu dis, bien que pour moi ce n’est pas du rabâchage, mais tu extériorise ce que tu ressens, tu ne peux pas tout garder…

    Je te souhaite beaucoup de courage pour cette journée, et pour toutes les autres ❤

    Bisous

  2. Bonsoir Baya…
    2 mois, en effet, c’est peu et beaucoup à la fois…
    Peu de temps car en effet, c’est hier que tu étais enceinte…
    Et beaucoup de temps car la douleur peut être si forte et insoutenable que c’est très difficile à vivre, d’autant plus qu’on ne sait pas quand elle finira, ni même si on veut qu’elle finisse.
    Il n’y a rien à dire, rien à faire d’autre que prendre le temps de vivre cette douleur, de ne pas chercher à l’enfouir. Pleurer, en parler, écrire… Prendre une vague après l’autre, se laisser submerger, reprendre son souffle…
    Au bout du voyage, trouver la place de Milan, dans ta vie, dans ton cœur. Une place, un équilibre qui sera propre à votre famille, au bébé qu’était Milan pour vous, à ce que vous êtes chacun comme parent, comme homme et comme femme. Il n’y a pas de règle, mais une certitude : tu n’oublieras pas, et l’on peut être fidèle sans les larmes et la douleur… Dans l’énergie du lien qui existera toujours entre vous.
    Je ne sais pas si je suis claire…
    J’ai juste mon témoignage : ma fille est morte voilà 3 ans, pas un jour sans que je pense à elle, elle a changé ma vie, ma manière de voir les choses (j’en parle un peu dans mon blog, un article sur le silence), m’a fait rencontrer de belles personnes et m’a donné une énergie pour être ouverte sur la différence des autres, leurs peine… Mais ma tristesse est en quelque sorte paisible et sereine, et mon acceptation de ma vie complète.
    Je t’envoie douceur et tendresse, à toi & ton ange…

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