Parler de lui .


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Oui, je parle de lui, beaucoup, énormément, pas assez, trop peu …

 

 

Mais je ne peux m’en empêcher. Parler de lui, c’est le maintenir en vie, le garder dans cette vie présente, ne pas en faire un élément du passé. C’est le garder au chaud dans mon cœur dans une place que beaucoup pensent froide désormais.J’ai besoin de parler de lui, au passé, au présent et surtout dans le futur. J’ai besoin qu’il soit appelé, prénommé, chéri, pas oublier, mis de côté comme un mauvais souvenir. Ce n’en ai pas un, c’est un souvenir fragile, mais il a une place dans le présent à nos côtés, il doit être mis à même échelle que nous tous. La mort ne doit pas ôter ce qu’il a été, ce qu’il est, ce qu’il sera, car il sera toujours et encore mon bébé, mon fils, mon ange. Si lorsque j’en parle, vous voyez mes yeux s’illuminer, c’est parce que malgré la douleur indescriptible qui me vrille le cœur, cela m’apporte un bonheur sans nom de parler de lui, de lui faire une place dans nos vies, dans vos vies. Il doit être plus qu’un souvenir, qu’un passage, il doit être une personne à part entière, certes qui n’a pas été très longtemps, mais qui a été et qui sera à tout jamais.En parler, c’est lui rendre hommage, lui montrer qu’il compte, que malgré la barrière infranchissable que nous sépare, il est là à nos côtés . J’aime en parler pour la douceur que cela procure à mon cœur de maman, pour le bonheur que  j’ai eu de le porter. Je sais pertinemment que ce n’est pas facile à entendre, encore moins à comprendre, mais j’ai besoin de cela.  Les gens pensent que désormais, il faut tourner la page, refermer cette porte douloureuse pour avancer. Mais non, pour avancer, il ne faut rien refermer, au contraire, il faut la laisser grande ouverte, y laisser entrer la lumière et l’amour pour que la tristesse et la douleur puissent un peu, un tout petit peu s’estomper, remplacer par une joie de voir qu’il a compté, qu’il est aimé.

 

 

Oui, j’aime parler de lui, avec tristesse, mais aussi avec amour, avec mes souvenirs de ses 8 mois passés ensemble, passé à compter ses coups de pied, ses hoquets, ses cours de zumba intensifiés . Parler de lui s’est comme avalé une cuillerée de miel sucré et chaud sur une gorge desséchée et blessée, c’est mettre un baume de douceur sur une plaie à vif, qui ne cicatrisera jamais … C’est surtout nous, m’aider, nous montrer que non, il n’est pas quantité négligeable, qu’il aura une place parmi ses frères, parmi nous tous en fait.

 

 

Voilà, donc je vais continuer d’en parler, en espérant être parfois écouté, même si c’est difficile, même s’il n’est peut-être plus pour certains une raison d’être évoqué, les parents comme moi, ont besoin d’en parler, d’être écouté même si hélas, il n’y aura jamais de nouveauté à annoncer, pas de premiers pas à partager, ni de nuits difficiles, bref, je vais continuer d’en parler…

 

 

 

Seras-tu là pour m’écouter ? 


27 réflexions sur “Parler de lui .

  1. Je te comprend tellement ! Parler pour lui construire une existence malgré tout, pour que notre entourage comprenne enfin qu’il fera partie de notre vie à tout jamais.
    Tous mes vœux t’accompagne dans ta douleur.

  2. Je serai toujours là pour parler de ton petit Milan, avec plaisir, empathie et compréhension. J’ai toujours détesté cette expression de « tourner la page », comme si c’était possible. Comme si nos enfants n’étaient qu’un moment à oublier. Nos petits Anges à tout jamais dans nos cœurs, c’est promis. Bientôt 8 ans que le mien s’est envolé je peux te jurer qu’il n’y a pas un jour qui passe sans recueillement et sans pensées pour lui. Je t’embrasse et lui aussi…

  3. je te comprends très bien, ici je sui la seule à encore parler de lui parce pareil les gens pensent que c’est tabou, qu’il faut oublier , qu’on a eu une princesse après mais moi c’est le fils que je n’ai jamais eu…certes j’ai 4 princesses mais lui me manquera à jamais et oui tu as raison continue à parler de lui, à le faire vivre, ils font partis de nous. bises

  4. Oui, je serai là pour écouter tes mots si lumineux et remplis d’amour… Je devine Milan à travers eux, et il doit être si fier de toi, de ce lien entre vous…
    Plein de douceur ❤

  5. je te comprends totalement
    j’ai eu une première FC en 2009 à 13 sa et j’ai perdu un de mes jumeaux en 2012 donc je ne peux que compatir
    si un jour tu en ressens le besoin je peux t’écouter et te comprendre
    on ne les oublie pas nos loulous, à jamais dans nos coeurs ❤

  6. Bonjour,

    Je suis aussi mamange depuis 1 an et demi (04/10/2013) bientôt.. et je me retrouve totalement dans votre publication. Car j’ai moi aussi besoin de parler de lui. Car même si il à vécu 5 mois en moi.. il est une partie de ma personne.. le deuxième amour de ma vie.. un bébé tellement désiré et puis il restera mon fils malgré tout. Et malheureusement peu de personne comprennent ce qu’on vis ce que l’on ressent.. parfois les réflexions des gens me choque car pour eux je devrais faire comme si il n’était rien.. comme si ce n’était qu’une « simple » FC hors non mon petit ange à existé pour une courte durée certes enfin bon courage à vous

  7. J’ai les larmes aux yeux, à lire votre texte et vos commentaires.
    Il n’y a pas un jour où je ne pense pas à mon petit Emerick. Il me manque terriblement.
    Il est ma force et ma douleur et restera toujours dans mon coeur de maman.Seul ceux qui ont vécu ce que nous vivons, peuvent comprendre. Nos enfants ont existé bien que brièvement, mais ils font partie intégrante de nos vies. Pour eux, pour nous, il est important de continuer de parler de nos enfants.

  8. c’est exactement ça, parler de notre ange le fait exister, et tant pis si ça dérange! bientôt 3 ans pour notre petit Elio (31.05.13) et pas un jour ne passe sans penser à lui et parler de lui, il fait partie de notre famille et son petit frère dit son prénom et lui envoie des bisous ❤
    douces pensées pour Milan qui vivra pour toujours dans le coeur de ses parents ❤

  9. Mon oreille t’est acquise (heu, les 2 en fait), tu en parles avec tant de douceur et de tendresse .
    Il aura forcement une place, car il l’a eu pendant 8 mois, il a senti l’amour de sa tribu qui l’attendait.
    Nier sa place ne serait pas une idée positive ni pour toi et ton homme, et surtout pas pour tes fils.
    Eux aussi l’ont attendu, aimé, imaginé.
    Parles-en aussi souvent que cela te plait, je sais qu’il y aura du monde pour t’écouter ❤

  10. Un jour on se retrouvera tous…avec nos chers disparus….Love
    Et comme beaucoup je serai là pour te lire, t’écouter …courage et bisous à Milan ….

  11. Oui Natacha, je serai là pour t’écouter. Je viens à peine de découvrir ton blog. Tant d’émotions que je partage, les larmes m’innondent…Mon petit Victor nous a quittés après sa naissance, il était venu au monde beaucoup trop tôt. Mais comme toi je ne peux me résoudre à arrêter de parler de lui. Ce sont nos fils, ils ont une place entière dans nos coeurs et ce pour toujours. Je me sens tellement comprise, et beaucoup moins seule. Encore merci ❤

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