C’est le printemps, les oiseaux chantent, les déprimes et dépressions fleurissent .


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Dans quelques jours, nous serons officiellement au printemps ! Les oiseaux commencent à chanter, les fleurs éclosent, les journées rallongent et le soleil commence à nous réchauffer le corps et les cœurs. Sauf que le printemps n’est pas forcément bon pour tous.

En effet depuis quelques jours, j’ai remarqué que moi, mais également pas mal de personnes de mon entourage proche, ou pas, semblait pris d’une vague de déprime. J’ai donc décidé d’enquêter sérieusement pour une fois sur ce phénomène. Mon premier cobaye étant moi-même. Je pensais que ma rechute niveau moral était dû au fait qu’avril et mai arrivaient, mais pas que … En effet, ma mère a récemment fait un infarctus, je me suis bloqué un nerf dans le cou ce qui a entrainé des fourmillements dans mon bras gauche m’empêchant toutes créations de plus de 20 min. Bref, je me savais fragile, j’avais identifié les plus fortes causes (mon père décédé, le 10/04, ma grand-mère et mon ange en mai) , mais je ne soupçonnais pas le printemps.

En discutant un peu avec des amis (ies) et collègues, je me suis aperçu que je n’étais pas la seule à passer un sale quart d’heure ! Même des personnes ayant tout pour être heureuses, chutaient dans une déprime ! J’ai donc décidé de creuser cette question et la réponse m’a surprise, mais au final, elle a une logique (du moins pour ma part ) . 
En faisant mon introspection, je sais que j’ai des raisons de déprimer, mais pas que … J’ai réalisé alors que mon burn-out avait eu lieu en mars 2013 … Donc la question est-ce que le printemps peut influencer notre moral s’est posé.

J’en ai longuement parlé avec une collègue qui a vécu une très longue et très grosse dépression qui m’a confirmé que le printemps joue sur notre état psychique. J’ai donc fait le tour du web et voici ce que j’ai trouvé ! 

 

La dépression saisonnière, ou trouble affectif saisonnier (TAS), est un trouble de l’humeur caractérisé par des symptômes dépressifs survenant habituellement lors de changements saisonniers. Les symptômes dépressifs débutent au changement de saison, lorsque les heures d’ensoleillements diminuent, le plus souvent l’automne et l’hiver, pour ne s’estomper que lorsque la saison est terminée.

Une variante de ce trouble peut apparaître au printemps. Dans ce cas, le manque de luminosité n’est plus en cause. Le patient peut se sentir légèrement déprimé (anxiété, insomnie, manque d’appétit) en voyant son entourage profiter des beaux jours qui reviennent alors que lui a un sentiment de solitude rémanent. Les troubles de l’humeur peuvent aller d’une simple déprime dans le « blueshivernal » jusqu’à un véritable syndrome dépressif. (source Wikipédia ).

 

 

S’il est très appréciable de retrouver des températures plus douces et voir les jours s’allonger, ce passage au printemps ne se fait pas sans séquelles.

 

C’est le contrecoup de l’hiver.

Attention à la dépression saisonnière

« Les défenses immunitaires sont très sollicitées avec le froid et s’épuisent. Les infirmières dans les maisons de retraite craignent toujours l’arrivée du printemps, car l’on peut mourir d’infections bénignes, ayant trop stimulé nos défenses pendant l’hiver », poursuit Marc Schwob, par ailleurs enseignant de neurobiologie à l’université Paris-VI.

En outre, il existe un effet dépressif lié à la luminosité. Comme le « blues hivernal » dû à la privation de lumière naturelle, une variante de troubles affectifs saisonniers (TAS) peut se manifester lorsque le soleil revient brusquement. Ces TAS surviennent également lorsque notre entourage peut profiter des beaux jours, mais pas nous.

Se réhabituer petit à petit au soleil

« Notre organisme n’aime pas être violenté. L’idéal serait de partir à la mer ou à la montagne huit jours chaque hiver afin de se préparer à son retour et mieux supporter les mois sombres », conseille le docteur Schwob. La luminothérapie est d’ailleurs connue pour soigner les dépressions. Il existe aujourd’hui de simples petites lampes de bureau ou à brancher dans sa chambre. « Inutile de la regarder, il suffit d’en avoir une dans la pièce », confirme le spécialiste. En stimulant ainsi le nerf optique, le cerveau sécrète de la sérotonine, qui a un effet antidépresseur. (source Le Parisien) .

L’arrivée du printemps provoque chez la majorité d’entre nous une amélioration de l’humeur. Pourtant, certaines personnes vivent, à l’arrivée des beaux jours, un profond désarroi qui se traduit par des symptômes dépressifs. Ce trouble affectif saisonnier est particulièrement répandu dans l’hémisphère nord, et touche deux fois plus les femmes que les hommes. Contrairement à la dépression hivernale, le manque de luminosité n’est pas en cause.

Les raisons de ce changement d’humeur au printemps sont plurifactorielles. La dépression printanière résulterait d’une mauvaise adaptation au changement de saison, d’une sensibilité accrue à l’augmentation de la température, et plus récemment, des chercheurs ont mis en évidence le rôle du pollen comme facteur de déprime. La très forte concentration dans l’air d’allergènes, au printemps, provoquerait un épuisement de l’organisme qui ne serait plus en mesure de produire correctement certaines hormones, comme la sérotonine, liées à la stabilisation de l’humeur.

30 minutes de marche par jour

Aujourd’hui, la communauté psychiatrique sait, de manière certaine, que plusieurs éléments liés à l’hygiène de vie permettent de surmonter les troubles dépressifs, et bien plus efficacement, dans certains cas, que la prise de médicaments. L’alimentation et le sommeil sont bien évidemment les deux piliers de la sérénité mentale. L’activité physique joue un rôle majeur dans la production et la régulation des hormones du bien-être. Trente minutes de marche par jour améliorent l’image de soi, favorisent un sommeil réparateur et augmentent l’énergie.

La relaxation et la méditation de pleine conscience sont également bénéfiques pour le bien-être mental, en permettant la gestion des émotions négatives et le lâcher prise face aux pensées parasites responsables des troubles dépressifs. ( source Bluewin) . 

 

Voilà, je suis désormais plus à même de comprendre mon comportement, et de trouver une façon de remédier à mes troubles. J’espère avoir aidé à prendre conscience que le printemps n’est pas que les oiseaux chantant et le soleil brillant …


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