Le choix du temps de travail.


S’il y a bien une chose qui est bien dans mon job et en règle générale, c’est que l’on a le choix dans notre temps de travail. 

 

J’ ai quasiment toujours travaillé à temps plein, sauf une fois où je me suis mise à 80 pour-cent pour ma citrouille. Aujourd’hui, mon job n’évolue pas enfin si, mais pas dans une direction qui me laisse à penser que je puisse continuer à m’y épanouir pleinement. 

Avant j’étais ce genre de personne qui venait en avance au taff, partait dans les derniers, adorait les heures supcar elle me permettait de passer plus de temps avec mes collègues et mes chefs. Pour te représenter la chose, on se faisait des bouffes tous les samedis avec de franches tranches de rigolades, des apéros après le travail (Soft hein! ) pour fêter l’arrivée du Beaujolais nouveau, pour fêter un anniversaire bref, c’était une ambiance conviviale, amicale et sans décalage entre chef et collègues. 

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Maintenant, tous les chefs sympas, et surtout « justes et impartiaux » ont quitté notre centre, des nouveaux les ont remplacés, pas forcément venant du métier. Ils ont bien souvent une vision plus impersonnelle des relations entre chef/collègues et tout ça créer une sorte de fossé, de tranchée infranchissable. Terminé, les apéros surprises, les repas improvisés ensemble désormais, c’est, on mange son plat sous cellophane chacun le nez sur son assiette, en parlant boulot sauf pour ceux qui veulent tenter de lier une relation un semblant amical pour gagner des faveurs. Aujourd’hui, il y a deux poids de mesure entre certains d’entre nous, nous ne sommes plus traités de cette façon impartiale qui donnait des ailes à tous et l’impression d’avoir un rôle important à jouer dans notre société.

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Désolé mais cette image illustre vraiment certains comportements …

Je n’arrive plus en avance, ni ne repars en retard (sauf si j’ai par terminer mon travail à moi), je ne me propose plus aux heures sup‘ . Le climat est tel que je ne sais plus vraiment à qui me fier. Entre ceux et celles qui t’écrabouilleraient pour une promo ou une simple reconnaissance, les uns qui balancent des rumeurs (fondées ou pas) juste pour se rendre intéressant et les autres à qui on passe tout, je ne me sens plus vraiment à ma place. Je fais mon travail de mon mieux, avec entrain, car j’aime quand même ce que je fais, mais je ne m’investis plus dans des relations amicales (sauf celle que j’ai depuis longtemps et avec les intérimaires, car ils n’ont pas encore cet esprit tordu) à quoi bon ? 

Forte de toutes ces constatations, j’ai pris la décision de passer d’un temps complet à un temps partiel à 80 pour-cent sous la forme 4 semaines travaillées, la cinquième en congés. Je perdrais un peu sur ma paie certes, mais je gagnerai sur le nombre de mes consultations psys ! Je n’aurais plus à faire face à des stratégies à la con visant à descendre Micheline, à se faire mousser ou simplement à rendre dépressive Roberte. Non, j’aurais du temps pour moi, pour les minimoys, pour le blog. Ce temps sera une bouée de sauvetage pour mon esprit, j’ai déjà pleins d’idées pour m’occuper, prendre le temps pour les copines, prendre soin de moi. 

 

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Et toi que penses-tu du travail à temps partiel ? Si tu pouvais le ferais-tu ?


7 réflexions sur “Le choix du temps de travail.

  1. Je suis à 80% depuis mon retour de congé mat et je le vois comme une vraie nécessité pour mon équilibre perso/pro ! Au début je pensais faire 2-3 mois à 80% puis revenir au temps complet, mais au final cela me permet de récupérer ma fille pas trop tard à la crèche, de passer du temps avec elle à la maison, de pouvoir gérer le bain et le repas de manière assez sereine… Et comme mon chéri rentre très tard chaque soir, ça me laisse aussi plus de temps pour gérer la maison.

  2. Bonjour,

    Je comprends complètement votre choix car j’ai décidé de m’arrêter de travailler à la naissance de mon premier enfant (première année où le congé parental était accordé pour le premier enfant) pour pouvoir pleinement profiter de leur développement, de leur épanouissement et, ensuite, pour les accompagner au mieux tous les soirs, au retour de l’école.
    En travaillant, je n’aurais pas eu cette disponibilité et mon état de fatigue de ma journée de travail m’aurait conduite à m’énerver facilement, ce que je ne souhaitais pas imposer à mes enfants. Au cours de mes dix ans de travail, j’ai vu les relations se dégrader, comme vous le décrivez.

    Je suis sure que vous avez fait le bon choix. Bon courage !

    Bien cordialement.

  3. je suis a 80% depuis 7 ans, a la naissance de ma premiere fille. Je les dépose à 8h pour ne les retrouver qu’à 19h30. C’est juste impensable de ne pas les voir le mercredi pour moi les week ends ne sont juste pas suffisants. Je n’imagine même pas ne plus avoir mes mercredis un jour !

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