AMBERWOOD : déc…


AMBERWOOD : décrit tout à fait cette maladie, à lire je le conseille pour aider à comprendre

Etre bipolaire

c’est ne plus être soi c’est être deux parfois,

celui qui agit sans se contrôler

celui qui regarde et qui ne comprend pas.

Etre bipolaire

c’est aussi partir très loin dans sa tête,

inventer son histoire, sortir de la réalité.

Etre sûr que c’est l’autre qui ne vous comprend pas.

Alors crier plus fort, devenir agressif et parfois, violent

et puis le lendemain ne se souvenir de rien.

Etre bipolaire

c’est aussi s’envoler, ne plus avoir de doute, ne plus avoir de peur.

Etre alors convaincu qu’on peut tout réussir jusqu’au plus grand projet jusqu’à sa déchéance.

C’est bouilir d’énergie ne plus la contrôler; ne plus avoir besoin de dormir la nuit.

C’est parler bien plus vite c’est ne plus se comprendre;

ressentir l’énergie habiter votre corps vous sentir bien plus fort.

C’est ne pas supporter que les autres ne suivent pas

qu’ils se fatiguent de vous et parfois, baissent les bras.

Etre bipolaire

c’est un jour pour rien tomber dans le néant

et se mettre à pleurer ne plus aimer la vie;

c’est se réfugier bien au chaud, dans son lit.

C’est rêver que le jour, demain ne se lève pas.

C’est repousser les gens même ses meilleurs amis.

Ne plus pouvoir sortir de son nid, de chez soi

et être persuadé que le danger est là.

C’est avoir honte aussi de ne plus pouvoir rien faire,

qu’on vous dise , tout le temps de faire un petit effort.

Mais ce qu’ils ne savent pas c’est qu’à ces moments-là

pour nous, à l’intérieur il n’y a plus rien à faire.

Etre bipolaire

c’est voir la vie qui passe et vous, qui, à côté, n’en faites plus partie.

C’est l’envie d’en finir.

C’est ne plus supporter d’avoir mal, de souffrir

de ne plus se reconnaître.

D’avoir une impression de double identité;

et parfois même pire d’être vraiment habité.

De ne plus rien maîtriser de se faire mal, jusqu’où?

ou de faire mal aux autres..

Etre bipolaire

c’est lâcher notre monde et partir dans un autre que l’on ne connait pas;

y voir même des êtres, des choses, qui n’existent pas à vos yeux

ni aux nôtres d’ailleurs.

C’est avoir peur de ça.

C’est être en psychiatrie pour rester protégé.

C’est reposer les autres ceux qui vivent avec nous.

C’est que l’on ne nous voit pas, parce qu’on a honte de soi;

c’est la peur de sortir et d’afronter le monde.

Nous demander sans cesse: sommes nous capables ou pas?

Etre bipolaire,

c’est la médication c’est essayer, sans relâche tant que ça ne marche pas.

Tant que l’on ne peut pas reprendre une vie sereine.

Et c’est subir aussi, les effets secondaires, les tremblements, le flou;

ces moments, où pour nous aider, on est vraiment drogué!

Les moments de colère, de déni de dégoût, de fatigue, de doutes,

et puis de désespoir.

C’est quand on y croit plus et qu’on appelle la mort

pour supporter la vie; qu’on se voit déjà mort

tellement et tellement, qu’on a envie plus fort.

Et puis si un beau jour à force d’essayer, un peu comme un miracle;

on devenait alors, plus équilibré voire même stabilisé;

alors à ce moment il faut se retrouver

non!

Bien plus que ça encore il faut se découvrir.

Et il faut accepter de vivre sans envolées, sans ces moments qu’on aime, ces vagues de folie.

C’est si paradoxal!

Que même moi je l’avoue comprendre, j’ai du mal…

Il est si difficile de savoir ce qui est bipolaire ou, fait partie de nous;

il nous faut entreprendre une longue route encore.

Se persuader qu’on a sa propre identité.

Qu’on est quelqu’un, malgré la bipolarité.

Amberwood.


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